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Louis XIV, le premier visage de l’art et la culture « à la française »

Plus connu sous le nom de « Roi Soleil », Louis XIV est l’un des plus grands monarques de France. Son règne, bien que controversé, durera 72 ans et sera marqué par la violence et les guerres, mais aussi par le développement des arts et de la culture.

Souvent associé à son orgueil démesuré, le roi est pourtant un homme timide et réservé, deux traits de caractère qu’il qualifiera devant la cours comme sa légendaire « maîtrise de soi », chose que l’on retrouvera dans les arts à travers les normes rigides du classicisme. Ne faisant confiance qu’à un cercle restreint de personnes, le règne de Louis « Le Grand » débute avec la Fronde, une période profondément trouble pendant laquelle les grands de la noblesse française se révolteront face au pouvoir du roi qui n’a alors que 5 ans. Cet épisode traumatique engendrera, plus tard, la volonté du souverain de gouverner d’une main de fer ses sujets qui seront soumis à une étiquette élaborée et à la vie à Versailles.

L’art passera alors au service de Sa Majesté, chose qui lui permettra d’avoir un contrôle absolu sur son image et celle de l’État. Visant à tout moment l’excellence, Louis s’entourera d’hommes talentueux à qui il imposera sa propre vision de la beauté. En résultera d’ailleurs le célèbre Château de Versailles, véritable incarnation du savoir-faire français du XVIIe siècle.

Ayant rapidement compris l’importance du prestige culturel, Louis XIV aura à cœur de mettre en place une politique artistique efficace qui passera par le mécénat royal ainsi que par la protection et la financiation des artistes et artisans du royaume. Parmi eux, mentionnons le comédien Molière, le musicien italien Lully, le premier peintre du roi Charles le Brun, le créateur des jardins de Versailles, André de Nôtre ou encore le dramaturge Jean Racine. Ce dernier eut d’ailleurs une place toute particulière dans le cœur de roi puisqu’il lui faisait la lecture, dans son intimité. Louis lui trouvera d’ailleurs « un talent particulier pour faire sentir la beauté des ouvrages ».

Outre ces honneurs individuels, le monarque devient aussi protecteur de l’Académie Française. Cette institution, créée par le Cardinal de Richelieu, aura pour premier but de créer le dictionnaire de la langue ainsi que ses normes d’orthographe et de grammaire. Louis offrira d’ailleurs des fonds et donnera aussi les célèbres quarante fauteuils, symbole de l’égalité totale entre tous les académiciens, qui se trouvent encore aujourd’hui dans l’Institut de France. Grâce à ce travail, la « langue de Molière » deviendra l’idiome diplomatique de toutes les cours royales.

Il sera aussi à l’origine de l’Académie des Sciences, l’Académie Royale de la Musique, l’Académie Royale d’Architecture et de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture, future École des Beaux-Arts. Cette dernière aura pour but de former les meilleurs artistes du règne. Elle sera dirigée par Charles le Brun, premier peintre du roi, qui mettra au point un système d’enseignement efficace basé sur la copie des grands maîtres et les conférences destinées à théoriser le « beau », toujours au service du monarque. Il y aura aussi la création de l’Académie de France à Rome, où l’on enverra les élèves les plus méritants. Ce sont d’ailleurs ses étudiants qui seront à l’origine de la plupart des décors peints et sculptés du Château de Versailles.

En somme, le monarque laissera de nombreux héritages, notamment l’image d’une France raffinée et luxueuse. Un pays des arts et des lettres. Voltaire lui-même, 36 ans après la mort du roi, publiera un livre qui aura pour titre « Le Siècle de Louis XIV », expression aujourd’hui utilisée pour qualifier le XVIIe siècle.

 

Le saviez-vous ?

  • On compte, dans la Galerie des glaces, un total de 357 miroirs. À ce moment-là, seuls les Vénitiens avaient le secret de la confection de ces objets. Louis XIV en a débauché un certain nombre en Italie afin qu’ils viennent travailler à Versailles.
  • Quelques mois avant la disparition du roi, les courtisans pariaient entre eux sur la date de sa mort.
  • La Joconde s’est retrouvée, pendant un temps, dans la collection royale et aurait été exposée dans le cabinet du roi au Château de Versailles.
  • Les fontaines du Château de Versailles ne pouvaient pas être toutes allumées en même temps en raison du manque d’eau.
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