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Discussion Thyssen à la maison : John Atkinson

Bienvenus à la nouvelle édition du Thyssen à la maison,

 

Aujourd’hui, le directeur artistique et conservateur du Museu Carmen Thyssen Andorra, Guillermo Cervera, dédie son discours à John Atkinson Grimshaw, via son œuvre « Shipping on the Clyde » 1881.

Il naît le 6 septembre 1836 à Leeds, en Angleterre, et fût l’un des artistes britanniques le plus connu. Grimshaw a été influencé lors de la première étape artistique par le peintre John Ruskin et a adopté la technique préraphaélite d’un autre peintre de Leeds, John William Inchbold, en se centrant sur l’utilisation de tout un spectre de couleurs afin de représenter la nature de la manière la plus réaliste possible. Cependant à partir de 1865, il renonce à ce style de peinture au détriment de la poésie des paysages nocturnes, qui représentent la Grande-Bretagne de l’époque victorienne urbaine et rurale.

Dans l’œuvre « Shipping on the Clyde » de 1881, la maîtrise de Grimshaw nous trouve avec une clarté presque surnaturelle, les alentours de la rivière de Clyde de Glasgow, qui était au XIXème siècle le port le plus important d’Écosse.

La composition nous fait découvrir les premières lumières du jour, témoins de la vie urbaine et maritime, nous observons les chantiers navals, les mâts des navires britanniques ainsi que les rues humides de Glasgow, où se concentrent tous les éléments de la composition : les lampadaires, qui guident le regard du spectateur jusqu’à l’horizon de l’œuvre, les calèches qui circulent et les passants avec leurs parapluies.

Bien que les villes et les quais soient devenus les thèmes de ses œuvres les plus connus, il a aussi représenté des paysages, des portraits, des scènes d’intérieur, des images féériques et des thèmes néoclassiques. Nous nous arrêtons ici afin de connecter cette œuvre avec le « Portrait de la mère de l’artiste » de James McNeill Whistler, qui a longtemps été un ami intime de Grimshaw et un grand admirateur de son travail.

James McNeill Whistler, établi à Londres depuis 1859, connaît un grand succès grâce à son art discret et subtil profondément novateur. Il est lié à l’impressionnisme (bien qu’il soit plus intéressé par la représentation environnements), au symbolisme et à l’esthétisme.

Nous pouvons prendre l’exemple de l’œuvre « Harmonie en bleu et argent : Trouville » (1865), un des cadres créées à Trouville, où il voyagea avec son ami et peintre réaliste Gustave Courbet.

Nous pouvons aussi mettre en lumière l’œuvre « Nocturn. Battersea bridge » (1872 – 1875), dans laquelle McNeill inclus des eaux-fortes. Une vue nocturne de la Tamise et des lumières artificielles, qui apparaissent comme des taches de couleur dans le ciel derrière le pont.

McNeill Whistler a aussi partagé sa maîtrise avec Claude Monet, la célèbre professeur et peintre suisse Charles Gleyre, qui a encouragé la pratique de la peinture à l’air libre à ses étudiants impressionnistes.

De ce lien impressionniste, nous arrivons à l’œuvre de Monet « Le pont de Charing Cross », 1899, dans lequel l’effet de nébuleux des vues de la Tamise porte le spectateur à l’impression que tous les éléments de la composition sont sur le point de s’estomper.

La fascination pour la brume et l’effet mystique qu’elle produit sur les lumières et les ombres urbaines est sans doute la marque de fabrique de John Atkinson. Dans « Shipping on the Clyde », l’artiste alterne les lumières naturelles avec une surprenante combinaison de lampadaires, des lampes à huile allumées dans les maisons et un feu de camp du côté gauche. En résulte une riche scène urbaine d’une poésie qui pourrait nous rappeler les nouvelles de Charles Dickens.

 

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